Maintenant que l'annonce dans les médias a été faite nous avons des réponses "administratives" aux demandes fini les belles paroles,  les fonctionnaires sont de retour  et  c'est pourquoi Maître  Cochet  a adressé  une nouvelle lettre au Ministre.

Monsieur le Ministre,

Je fais suite à votre courrier en date du 23 mai dernier et vous en remercie.

Par contre, je viens de recevoir un courrier en date du 19 juin de vos services qui ne répond pas aux attentes de ma cliente, Madame MAILLOT HODIQUE.

Voter prédécesseur, Monsieur Gilles DE ROBIEN, l'assurait dès le 29 mars dernier qu'il avait immédiatement, après avoir pris connaissance de sa situation, demandé aux services compétents de l'Education Nationale de la rétablir dans ses droits et de réparer les préjudices moraux et financiers qu'elle avait subis.

Vous comprendrez sa déception et son incompréhension à la lecture du courrier du 19 juin provenant du « service des personnels enseignants de l'enseignement scolaire » !

Ma cliente ne s'attendait pas à recevoir une analyse juridico administrative aussi fondée soit-­elle sur la possibilité de bénéficier pour les années passées de congés bonifiés mais une proposition d'indemnisation de ses préjudices moraux et financiers et notamment pour ces derniers qui ne pouvaient l'être au terme de la reconstitution de carrière.

Ce courrier a été d'autant plus perçu par Madame HODIQUE comme un nouvel affront à son honneur d'enseignante qu'elle espérait qu'après avoir été sacrifiée pendant 6 ans à l'intérêt du service, son administration se ferait un devoir de reconnaître enfin l'absence totale de fondement à la mesure d'ostracisme qui la frappa.

Dès lors, je vous remercie de me confirmer que vous ne dérogerez pas à l'engagement solennel de Monsieur Gilles DE ROBIEN et ce d'autant que ma cliente a été sacrifiée au nom de l'intérêt du service par le Ministre de l'époque très enclin à la médiatisation de tous ses actes même au détriment d'enseignants qu'il était censé défendre.

Je vous rappelle qu'alors que son mari avait été totalement blanchi des odieuses accusations dont ils ont été les victimes, ma cliente continuait à être suspendue jusqu'à l'intervention de votre prédécesseur.

De même, la position de vos services centraux me paraît en total décalage avec la qualité de l'écoute qui lui a été témoignée par Monsieur POLVENT, Inspecteur d'Académie et Monsieur MANNESSIER son secrétaire général.

Ainsi par arrêté en date du 2 avril 2007, Madame HODIQUE a été rétablie dans ses droits et sa carrière a été reconstituée.

Il me paraît dès lors nécessaire de mette en place l'indemnisation complémentaire à laquelle elle est en droit de prétendre et ce d'autant que vos services doivent de concert avec elle prendre les décisions conditionnant sa poursuite d'activité ou pour lui permettre de faire valoir ses droits à la retraite.

Je vous réitère dès lors ma demande et vous remercie de bien vouloir demander aux services du Ministère de prendre contact avec moi pour que nous puissions aujourd'hui enfin en terminer de ce douloureux dossier dans le respect des engagements pris.

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l'assurance de mon profond respect.